Médecin et alchimiste, Nostradamus s'est initié aux confitures guérisseuses à Milan pour enrichir sa pharmacopée.
Il étudia ainsi le moyen de conserver les fruits, de plus en plus appréciés avec l'apparition des premiers vergers. Dans son Traité des confitures, il en délivre les premiers secrets de fabrication. Par la suite, nombreux auteurs en font le récit d'aventures de jeunesse oniriques plus ou moins liées au bonheur ou à la transgression. Dans "Enfance" de Nathalie Sarraute, elles deviennent le symbole d'une trahison, celle des parents qui les utilisent pour masquer le goût amer d'un médicament. Dans "Alice de l'autre côté du miroir" de Lewis Carroll, les confitures sont une promesse jamais tenue : la Reine Blanche promet généreusement à l'héroïne des confitures tous les deux jours, étant entendu qu'on est toujours aujourd'hui et que le deuxième jour est toujours le lendemain. Dans « Confiture de cactus » de Muriel Kerba-Supiot, les cactus piquent... mais entretiennent l'amitié ! Les mots, les collages et les pinceaux de Muriel Kerba dessinent une drôle d'histoire sur la réconciliation.
Une texture inspirante et savoureuse qui, quel que soit l'écrivain, évoque la gourmandise...
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